Audit SEO — étape 1 de la méthode (semaines 1 à 3)
La méthode SEO éditoriale que je pratique commence toujours au même endroit : un audit complet avant toute décision. Pas de contenu, pas de restructuration, pas de campagne de liens — rien tant que l’état réel du site n’est pas cartographié. Cette étape occupe les trois premières semaines de toute mission et conditionne la qualité de tout ce qui suit.
Ce n’est pas une formalité. C’est le seul moment où l’on peut mesurer l’écart entre ce que vous croyez savoir de votre site et ce que Google en perçoit réellement. Cet écart est presque toujours surprenant — parfois rassurant, souvent inconfortable, toujours utile.
Pourquoi un audit avant tout — y compris avant la stratégie
Un site web accumule des décisions de quatre, cinq, dix ans. Des migrations sans redirections soignées. Des pages créées pour une campagne ponctuelle et jamais supprimées. Des métadonnées copiées-collées entre catégories. Des URL qui ont changé de slug sans que le canonique suive. Des contenus qui ciblent des requêtes si proches que Google ne sait pas laquelle privilégier.
Produire du contenu sur ce substrat, c’est construire sur des fondations dont on ignore l’état. Si deux pages se cannibalisent déjà sur votre requête cible, ajouter une troisième n’améliore rien. Si une partie du site est bloquée au crawl par une directive robots.txt trop large, écrire pour ces sections est du travail perdu.
La stratégie, elle, vient après : une fois que je sais ce qui existe, ce qui fonctionne et ce qui freine, je peux décider quoi construire. Inverser cet ordre produit une stratégie plaquée sur une réalité technique que l’on n’a pas voulu regarder en face. C’est une des causes les plus fréquentes d’accompagnements SEO décevants.
Ce que cet audit examine
L’audit couvre cinq axes distincts. Chacun donne des informations que les autres ne peuvent pas remplacer — il n’existe pas de raccourci qui les agrège tous proprement.
1 — Indexation
Combien de pages de votre site Google a-t-il réellement indexées ? Combien a-t-il crawlées sans indexer, et pourquoi ? Les pages indexées correspondent-elles à celles que vous souhaitez positionner, ou Google a-t-il choisi des variantes de moindre valeur ? L’indexation est souvent le premier signal que quelque chose ne fonctionne pas — et c’est rarement là où les propriétaires de sites regardent en premier.
- Google Search Console (couverture, statuts, exclusions)
- Screaming Frog (crawl complet, directives robots, balises noindex)
- Comparatif sitemap.xml déclaré vs réalité indexée
2 — Architecture
La structure d’un site détermine comment Google distribue son budget de crawl et comment il comprend les relations entre les pages. Un silo mal conçu dilue l’autorité thématique. Des URL trop profondes ne sont pas crawlées régulièrement. Des orphelines — pages sans aucun lien interne entrant — n’existent pas aux yeux de Google même si elles sont indexées nominalement.
- Screaming Frog (profondeur, liens internes, orphelines)
- Ahrefs (structure des silos, maillage interne existant)
- Analyse manuelle de la hiérarchie d’URL et des catégories
3 — Contenu
Le contenu existant est passé en revue page par page pour les sections stratégiques. Je cherche trois types de problèmes : la cannibalisation entre pages qui ciblent des requêtes trop proches, les pages trop fines pour mériter un positionnement propre, et les angles thématiques manquants que des concurrents couvrent déjà. Ce dernier point nourrit directement la stratégie de l’étape 3.
- Ahrefs (pages positionnées, requêtes par page, cannibalisations)
- Google Search Console (impressions, CTR, pages sans clics)
- Lecture manuelle des pages prioritaires
4 — Technique
Les Core Web Vitals sont la partie visible du diagnostic technique. Mais il y a davantage : les chaînes de redirections qui allongent le temps de résolution, les images non compressées qui pèsent sur le LCP, les balises canoniques qui pointent vers la mauvaise variante, les hreflang mal déclarés sur les sites multilingues. Chaque point a un coût mesuré en position ou en budget de crawl gaspillé.
- PageSpeed Insights + CrUX (Core Web Vitals terrain)
- Screaming Frog (redirections, canoniques, hreflang)
- GTmetrix (waterfall, ressources bloquantes)
- Ahrefs (pages avec erreurs 4xx référencées en interne)
5 — Autorité et concurrence
Un audit SEO sans regard sur le paysage concurrentiel est un audit borgne. Je cartographie les domaines référents actuels — leur qualité, leur diversité, leur ancienneté —, j’identifie les concurrents qui positionnent sur vos requêtes cibles, et je compare votre profil de liens au leur. Ce n’est pas pour copier leur stratégie, mais pour comprendre l’écart à combler et sa nature : est-ce un problème de volume de contenu, de qualité, ou d’autorité externe ?
- Ahrefs (Domain Rating, profil de backlinks, domaines référents)
- Ahrefs Site Explorer — analyse des concurrents organiques
- Google (SERP manuelles sur les requêtes prioritaires)
Le livrable — un PDF de 30 à 50 pages, lisible par un dirigeant
L’audit ne se termine pas par un export brut de Screaming Frog envoyé par e-mail. Il se termine par un document que vous pouvez lire, commenter et transmettre à un développeur ou à un associé sans avoir besoin de moi pour le déchiffrer.
Ce PDF couvre les cinq axes décrits plus haut, avec pour chaque problème identifié : une description en langage ordinaire, l’impact estimé sur le positionnement ou le trafic, et une recommandation d’action précise. Ce n’est pas un catalogue de problèmes — c’est une liste de décisions à prendre, classées par ordre d’urgence.
Le document est défendable ligne à ligne. Si vous me demandez pourquoi tel problème est classé prioritaire plutôt qu’un autre, j’ai une réponse argumentée. Si un développeur conteste une recommandation technique, je peux en discuter avec lui directement. L’audit n’est pas une boîte noire que vous devez accepter par confiance.
Comment je hiérarchise les priorités
Un audit complet d’un site de taille moyenne remonte entre 40 et 120 problèmes selon les cas. Tout traiter en même temps est impossible — et inutile, parce que tous les problèmes n’ont pas le même poids.
J’utilise une matrice impact × effort à quatre quadrants. Chaque problème identifié est positionné selon deux variables : l’impact attendu sur le trafic ou le positionnement si on le corrige, et l’effort de mise en œuvre — technique, éditorial, ou temporel.
- Impact fort, effort faible — à traiter en priorité absolue, souvent dans les deux premières semaines de la mission
- Impact fort, effort élevé — à planifier sur le moyen terme avec des jalons clairs
- Impact faible, effort faible — à traiter quand les priorités précédentes sont en cours
- Impact faible, effort élevé — à documenter et à ne pas traiter, sauf changement de contexte
Cette hiérarchie est lisible dans le PDF livrable : chaque recommandation porte une étiquette de quadrant. Vous savez donc, dès réception du document, ce qui mérite votre attention immédiate et ce qui peut attendre trois mois.
Trois semaines — pourquoi pas une semaine, pas deux mois
Une semaine ne suffit pas pour faire un audit sérieux. Screaming Frog a besoin de temps pour crawler un site de plusieurs centaines de pages. Google Search Console ne livre des données de qualité qu’après plusieurs jours de consultation — certaines anomalies n’apparaissent que dans la vue sur 16 semaines. L’analyse des concurrents demande de la recherche manuelle que l’on ne peut pas automatiser sans perdre en précision.
Deux mois, à l’inverse, signifierait que l’audit devient une fin en soi et retarde indûment le travail opérationnel. La plupart des sites n’ont pas besoin d’une investigation anthropologique — ils ont besoin d’un diagnostic complet mais actionnable dans un délai raisonnable.
Trois semaines correspondent à l’équilibre que j’ai trouvé après plusieurs années de missions : assez de temps pour ne rien bâcler, pas assez pour s’y perdre. La semaine 1 couvre le crawl technique et l’indexation. La semaine 2 : contenu et architecture. La semaine 3 : autorité, concurrence, et rédaction du livrable.
Le coût — fourchette honnête en MAD
Je publie des fourchettes parce que je trouve les formulaires de contact « demandez un devis » inutilement opaques. La réalité est simple : le prix d’un audit varie selon trois facteurs — le nombre de pages du site, la complexité de l’architecture (multilingue, e-commerce, international), et la compétitivité du secteur, qui détermine la profondeur de l’analyse concurrentielle.
- Site de moins de 100 pages — à partir de 4 500 MAD
- Site de 100 à 500 pages — entre 6 500 et 10 000 MAD selon la complexité
- Site de plus de 500 pages ou e-commerce — à partir de 12 000 MAD, devis sur mesure
Ces tarifs incluent mes outils (Ahrefs, Screaming Frog, PageSpeed, Search Console). Ils n’incluent pas les éventuels frais de développement pour implémenter les corrections — cette partie dépend de votre situation interne. Si l’audit est commandé dans le cadre d’un accompagnement mensuel, son coût est intégré au forfait global sans supplément.
Et si on ne continue pas après l’audit ?
C’est une question que l’on me pose peu souvent, mais qui mérite une réponse directe.
Le livrable d’audit vous appartient intégralement. Le PDF, les exports de données, les recommandations — tout cela est à vous, sans restriction. Si vous décidez de ne pas continuer avec moi après avoir reçu l’audit, vous pouvez le transmettre à un autre prestataire, le faire implémenter par votre équipe interne, ou le conserver comme référence pour une mission future.
Je ne pratique pas le modèle de l’audit partiel — livrer un résumé pour susciter la curiosité et retenir les détails pour forcer la suite. Ce n’est pas ainsi que je travaille. Si vous commandez un audit, vous recevez un audit complet, que vous continuiez ou non.
En pratique, la grande majorité des clients qui commandent un audit poursuivent avec au moins une étape de la méthode. Ce n’est pas parce qu’ils s’y sentent obligés — c’est parce que l’audit rend visible ce qui doit être fait, et que les ignorer ensuite serait frustrant.
L’étape suivante, une fois l’audit validé, est l’architecture de l’information — la construction du plan d’URL et des silos thématiques qui structurent la mission.
Votre situation vous semble correspondre à ce cadre ? Écrivez-moi sur WhatsApp — je réponds aux messages sérieux sous 24 heures et je peux, si nécessaire, faire un premier diagnostic gratuit de cinq minutes sur votre domaine avant de vous proposer un périmètre d’audit.