Dictionnaire ouvert et carnet de notes posés sur une table devant une bibliothèque, image d'un lexique SEO de référence

Lexique SEO — 30 + termes en clair, expliqués pour les non-techniciens

Le SEO parle son propre dialecte. Entre « backlinks », « Core Web Vitals » et « canonique », les débutants se retrouvent souvent perdus dès les premières conversations avec une agence. Ce glossaire existe pour y remédier : chaque terme y est défini simplement, illustré d’un exemple concret, sans jargon superflu.

Les définitions suivantes couvrent le vocabulaire que j’utilise au quotidien dans mes audits et mes livrables. Les maîtriser vous permettra de lire un rapport SEO, de poser les bonnes questions à votre prestataire et de comprendre les leviers qui font réellement progresser un site dans Google.


Algorithme Google

Ensemble de règles que Google applique pour classer les pages web selon leur pertinence et leur qualité.

L’algorithme de Google analyse des centaines de signaux — qualité du contenu, nombre et provenance des liens entrants, vitesse de chargement, comportement des utilisateurs — pour décider quelle page mérite la première place. Il évolue plusieurs milliers de fois par an, par petites mises à jour silencieuses ou par grandes « core updates » annoncées publiquement. Comprendre ses grandes lignes permet de construire une stratégie SEO durable plutôt que de chercher des astuces à court terme.

Exemple. Lors de la mise à jour Helpful Content (2022-2023), les sites qui produisaient du contenu écrit uniquement « pour Google » — sans réelle valeur pour le lecteur — ont perdu massivement du trafic.

Voir aussi : SERP, E-E-A-T, Webmaster Guidelines


Ancre (lien)

Texte cliquable d’un hyperlien, affiché en bleu souligné dans la plupart des navigateurs.

L’ancre envoie deux messages simultanément : à l’internaute (il sait où il va) et à Google (qui interprète les mots de l’ancre pour comprendre le sujet de la page cible). Une ancre optimisée contient le mot-clé principal de la page de destination. À l’inverse, des ancres génériques comme « cliquez ici » ou « en savoir plus » transmettent peu d’information sémantique. L’abus d’ancres exactes sur des liens externes est toutefois un signal de manipulation que Google sanctionne.

Exemple. Sur un article à propos du référencement local, l’ancre « agence SEO Casablanca » est plus utile à Google que l’ancre « ici ».

Voir aussi : Backlink, Maillage interne


Authority

Indicateur de confiance et d’influence d’un site ou d’une page web aux yeux des moteurs de recherche.

L’authority découle principalement du profil de liens entrants : un site qui reçoit des backlinks de sources reconnues (médias, institutions, sites experts) accumule davantage d’authority qu’un site isolé. On distingue la domain authority (score global du domaine) de la page authority (score d’une URL précise). Ces métriques sont des approximations créées par des outils comme Moz ou Ahrefs — Google n’utilise pas ces chiffres directement, mais les concepts qu’ils mesurent influencent bien le classement.

Exemple. Un backlink depuis Le Monde ou L’Économiste marocain transmet bien plus d’authority qu’un lien depuis un blog personnel créé le mois dernier.

Voir aussi : Backlink, Domain authority


Lien hypertexte placé sur un site externe qui pointe vers votre site.

Les backlinks sont l’un des signaux de classement les plus anciens et les plus puissants de Google. Ils fonctionnent comme des votes de confiance : chaque lien entrant dit implicitement à Google « ce site mérite d’être consulté ». La qualité compte bien plus que la quantité : un seul lien depuis un site réputé dans votre secteur vaut davantage que cent liens depuis des répertoires sans audience. Un profil de liens naturel, diversifié et progressif est l’objectif.

Exemple. Un cabinet d’architecture qui obtient un lien depuis un magazine de design connu verra son positionnement sur « architecte Marrakech » s’améliorer plus rapidement qu’avec une dizaine de liens achetés sur des forums génériques.

Voir aussi : Authority, Ancre, Black hat SEO


Black hat SEO

Pratiques SEO qui cherchent à manipuler les algorithmes de Google en contournant ses règles éditoriales.

Le black hat recouvre l’achat massif de liens, le « cloaking » (afficher un contenu différent à Google et aux visiteurs), le bourrage de mots-clés ou la génération de contenu dupliqué à grande échelle. Ces techniques peuvent produire des gains rapides, mais Google les sanctionne tôt ou tard par une pénalité manuelle ou algorithmique qui peut effacer des années de trafic en quelques jours. Le SEO blanc (white hat) prend plus de temps mais construit des acquis durables.

Exemple. Acheter 500 liens depuis des fermes de sites en une semaine déclenche souvent une pénalité Penguin et fait chuter le site en dehors du top 100.

Voir aussi : Backlink, Webmaster Guidelines


Cannibalisation

Situation où deux pages d’un même site ciblent le même mot-clé et se font concurrence dans les résultats Google.

Quand plusieurs pages d’un site répondent à la même requête, Google doit choisir laquelle afficher — et il choisit souvent mal. Le résultat : aucune des deux pages n’atteint son potentiel. La cannibalisation survient fréquemment sur les sites e-commerce (catégories + pages de blog qui traitent du même produit) ou quand on crée plusieurs articles sur un sujet trop proche sans les différencier. La solution passe par la fusion de contenus, les redirections ou la clarification des intentions de chaque page.

Exemple. Un site qui a une page « chaussures de randonnée » et un article « meilleur chaussures de randonnée » sans distinction claire d’intention cannibalisera ses propres positions.

Voir aussi : URL canonique, Intent, Redirection 301


Balise canonique

Balise HTML qui indique à Google quelle est la version de référence d’une page lorsque plusieurs URL affichent le même contenu.

La balise canonique (<link rel="canonical" href="...">) se place dans le <head> de la page. Elle sert principalement à éviter que Google dilue la puissance d’une page entre plusieurs versions — par exemple une page accessible avec et sans « www », avec des paramètres UTM ou en HTTP et HTTPS. Sans canonique cohérente, le budget de crawl se disperse et les signaux de popularité se fragmentent entre plusieurs URL qui disent pourtant la même chose.

Exemple. Une boutique en ligne dont les filtres génèrent des URL comme /robes?couleur=rouge&tri=prix doit pointer toutes ces variantes vers l’URL principale /robes via la balise canonique.

Voir aussi : URL canonique, Indexation, Cannibalisation


Core Web Vitals (LCP / INP / CLS)

Ensemble de trois mesures de performance utilisateur que Google intègre comme signal de classement depuis 2021.

Les Core Web Vitals évaluent l’expérience réelle des visiteurs sur une page. Le LCP mesure la rapidité d’affichage du plus grand élément visible. L’INP (anciennement FID) mesure le délai de réaction aux interactions. Le CLS mesure la stabilité visuelle — ces décalages agaçants où le texte bouge pendant le chargement. Un site qui score « bon » sur ces trois métriques bénéficie d’un avantage de classement face à un concurrent dont le site est lent ou instable.

Exemple. Une image hero non optimisée de 4 Mo fait chuter le LCP à 6 secondes (bien au-dessus du seuil de 2,5 s considéré comme acceptable par Google).

Voir aussi : LCP, On-page SEO


CTR

Taux de clics : pourcentage des internautes qui cliquent sur votre lien après l’avoir vu dans les résultats Google.

Le CTR (Click-Through Rate) se calcule en divisant le nombre de clics par le nombre d’impressions. Un site affiché 1 000 fois et cliqué 30 fois obtient un CTR de 3 %. Le CTR dépend principalement de la position (la première place capte en moyenne 25-35 % des clics), mais aussi de la qualité du meta title et de la meta description. Un titre percutant et une description claire peuvent doubler le CTR d’une page sans bouger sa position.

Exemple. Réécrire le title tag d’une page de position 4 de « Services SEO Maroc » à « Agence SEO au Maroc — résultats vérifiables, méthode transparente » peut faire passer le CTR de 4 % à 9 %.

Voir aussi : SERP, Meta title, Position


Densité de mots-clés

Fréquence d’apparition d’un mot-clé dans un texte, exprimée en pourcentage du nombre total de mots.

La densité de mots-clés était un critère central du SEO des années 2000. Les rédacteurs cherchaient alors à atteindre des seuils précis — souvent 2 à 5 % — pour signaler la pertinence d’une page. Aujourd’hui, Google comprend le sens des textes grâce au traitement du langage naturel. Répéter mécaniquement un mot-clé n’apporte plus de bénéfice et peut même nuire à la lisibilité. L’objectif est d’écrire naturellement, en couvrant le sujet de façon complète plutôt qu’en comptant les occurrences.

Exemple. Un article sur « comment choisir un hébergeur web » qui mentionne le terme 18 fois en 500 mots semble optimisé pour un robot, pas pour un lecteur humain.

Voir aussi : On-page SEO, Intent


Domain authority

Score sur 100 développé par Moz (et repris par d’autres outils) pour estimer la capacité d’un domaine à se classer dans Google.

La domain authority (DA) ou domain rating (DR chez Ahrefs) agrège la quantité et la qualité des backlinks pointant vers un domaine. Un score de 10-20 est normal pour un jeune site, 40-60 reflète un site établi dans son secteur, et 70+ signale des acteurs avec une forte présence médiatique. Ce chiffre n’est pas utilisé par Google en tant que tel, mais il corrèle bien avec la facilité à se positionner sur des mots-clés compétitifs. On l’utilise aussi pour évaluer la valeur d’un lien entrant potentiel.

Exemple. Obtenir un backlink d’un site DR 72 dans votre secteur aura davantage d’impact que cent liens de sites DR 5 sans rapport.

Voir aussi : Authority, Backlink


E-E-A-T

Acronyme anglais pour Expérience, Expertise, Autorité, Fiabilité — critères que Google utilise pour évaluer la qualité d’un contenu.

L’E-E-A-T structure les Quality Rater Guidelines, le manuel interne que Google diffuse à ses évaluateurs humains. L’expérience signifie que l’auteur a vécu ce dont il parle (test produit, visite du lieu). L’expertise renvoie à ses compétences dans le domaine. L’autorité traduit la réputation de l’auteur ou du site. La fiabilité couvre la transparence — pages légales, contacts, sources citées. Sur les sujets YMYL (santé, finance, droit), ces critères sont encore plus déterminants.

Exemple. Un article médical signé par un médecin avec une biographie vérifiable, des sources scientifiques citées et une page « À propos » détaillée aura un E-E-A-T bien plus solide qu’un texte anonyme.

Voir aussi : Algorithme Google, Entity SEO


Entity SEO

Approche SEO qui cherche à faire reconnaître une marque, une personne ou un concept comme une entité distincte dans le graphe de connaissances de Google.

Google ne lit plus seulement des mots-clés — il construit une carte de concepts et de leurs relations. Être reconnu comme une « entité » signifie que Google comprend ce que vous êtes, ce que vous faites et comment vous reliez à d’autres entités. On travaille l’entity SEO via une fiche Google Business Profile complète, des données structurées Schema.org, une présence cohérente sur Wikipedia/Wikidata, des mentions dans des médias fiables et des citations NAP cohérentes.

Exemple. Lorsque Google affiche un panneau latéral avec le logo, l’adresse et les avis d’une entreprise sans que l’utilisateur n’ait cliqué sur quoi que ce soit, c’est que l’entreprise est reconnue comme une entité dans le Knowledge Graph.

Voir aussi : Schema.org, GEO, NAP


Encadré affiché en position zéro dans Google qui résume directement la réponse à une question, extrait d’une page web.

Le featured snippet apparaît au-dessus du premier résultat organique classique. Il prend la forme d’un paragraphe, d’une liste à puces ou d’un tableau selon la nature de la question. Décrocher ce format offre une visibilité considérable même si votre page est en position 3 ou 4 dans les résultats normaux. Google choisit automatiquement l’extrait — on ne peut pas le « payer ». Pour l’obtenir, il faut formuler clairement la question dans un sous-titre et y répondre de façon concise dans les 50 à 100 mots qui suivent.

Exemple. La requête « comment nettoyer un tapis berbère » peut afficher un featured snippet avec une liste en 4 étapes, tirée d’un blog artisanal marocain bien structuré.

Voir aussi : SERP, Intent, GEO


GEO

Generative Engine Optimization — pratiques pour optimiser la visibilité d’un site dans les réponses générées par les IA (ChatGPT, Gemini, Perplexity, AI Overviews de Google).

Depuis que les moteurs de recherche intègrent des réponses générées par intelligence artificielle, une nouvelle discipline s’est imposée. Le GEO cherche à ce que votre marque ou votre contenu soit cité dans ces réponses automatiques. Les leviers sont proches du SEO classique — E-E-A-T solide, données structurées, citations dans des sources tierces fiables — mais avec une attention particulière à la clarté des formulations, à la fréquence des mentions dans des médias reconnus et à la cohérence de l’identité de marque en ligne.

Exemple. Quand un internaute demande à ChatGPT « quelle agence SEO recommandes-tu au Maroc ? », les agences citées sont celles dont la notoriété est la mieux documentée sur le web, pas forcément celles qui sont premières sur Google.

Voir aussi : Entity SEO, E-E-A-T, Featured snippet


Google Business Profile

Fiche d’établissement gratuite fournie par Google, qui apparaît dans les résultats locaux (Maps, panneau Knowledge) lorsqu’un internaute cherche un commerce ou un service.

La fiche Google Business Profile (anciennement Google My Business) est le socle du SEO local. Elle affiche l’adresse, les horaires, le numéro de téléphone, les photos, les avis et la note de l’établissement. Une fiche complète, à jour et régulièrement animée (publications, nouvelles photos, réponses aux avis) améliore la visibilité dans le pack local — les trois fiches affichées sur la carte avant les résultats organiques. C’est souvent le levier le plus rapide pour générer des contacts locaux.

Exemple. Un restaurant à Agadir qui répond à chaque avis, publie ses menus du jour et maintient ses horaires à jour apparaîtra devant des concurrents qui ont négligé leur fiche depuis deux ans.

Voir aussi : NAP, Entity SEO


Googlebot

Robot logiciel (crawler) de Google qui parcourt le web pour découvrir, lire et indexer les pages.

Googlebot visite les pages en suivant les liens, comme un internaute automatisé qui lit le code HTML des sites. Il dispose d’un « budget de crawl » par site — une limite de pages à explorer selon l’autorité et la vitesse du serveur. Un site mal structuré, lent ou qui bloque le robot dans son fichier robots.txt risque de ne pas voir toutes ses pages explorées et indexées. Googlebot existe en version mobile (prioritaire depuis 2018) et en version desktop.

Exemple. Si la page de paiement d’une boutique en ligne est bloquée dans robots.txt (ce qui est correct), mais que des pages de catégorie l’ont aussi été par erreur, Googlebot ne les indexera pas.

Voir aussi : Robots.txt, Indexation, Sitemap XML


Hreflang

Attribut HTML qui indique à Google la langue et le pays ciblés par chaque version d’une page multilingue ou multirégionale.

L’attribut hreflang se place dans le <head> ou dans le sitemap XML pour relier entre elles les versions d’une page (français, anglais, arabe…). Sans lui, Google peut diffuser la mauvaise version à un utilisateur — par exemple montrer la page en français à un internaute anglophone. Il est particulièrement utile pour les sites qui ciblent plusieurs marchés géographiques avec des contenus adaptés. La configuration doit être réciproque : chaque version doit référencer toutes les autres.

Exemple. Un hôtel à Marrakech qui a son site en français (/fr/), en anglais (/en/) et en arabe (/ar/) doit implémenter hreflang pour que chaque visiteur voie la version dans sa langue.

Voir aussi : Balise canonique, Sitemap XML


Indexation

Processus par lequel Google enregistre une page dans sa base de données pour pouvoir l’afficher dans les résultats de recherche.

Une page peut être crawlée par Googlebot sans être indexée. L’indexation n’est pas automatique : Google décide si une page apporte suffisamment de valeur pour mériter une place dans son index. Les pages dupliquées, de mauvaise qualité, bloquées par une balise noindex ou par robots.txt ne seront pas indexées. Dans Google Search Console, le rapport « Indexation des pages » liste les URL exclues et les raisons de leur exclusion — un des premiers rapports à consulter lors d’un audit.

Exemple. Après une refonte, les nouvelles URL d’un site e-commerce peuvent ne pas être indexées pendant deux à six semaines si le sitemap XML n’a pas été mis à jour et soumis.

Voir aussi : Googlebot, Sitemap XML, Robots.txt


Intent (intention de recherche)

Objectif réel que l’internaute cherche à atteindre lorsqu’il tape une requête dans Google.

Google classe les intentions en quatre grandes familles : informationnelle (apprendre quelque chose), navigationnelle (trouver un site précis), transactionnelle (acheter ou effectuer une action) et commerciale (comparer avant d’acheter). Produire un contenu en décalage avec l’intent dominant d’un mot-clé — par exemple une page de vente sur une requête qui réclame un guide pratique — condamne la page à stagner même si elle est techniquement irréprochable.

Exemple. La requête « prix hébergement web Maroc » a une intent commerciale : l’internaute compare. Une page qui liste des tarifs et les explique convertit mieux qu’un article générique sur « l’importance de l’hébergement ».

Voir aussi : Longue traîne, On-page SEO, Featured snippet


LCP (Largest Contentful Paint)

Indicateur Core Web Vitals qui mesure le temps d’affichage du plus grand élément visible d’une page (image hero, titre principal ou bloc de texte).

Le LCP est considéré comme « bon » en dessous de 2,5 secondes et « mauvais » au-delà de 4 secondes. Les causes fréquentes d’un LCP dégradé sont les images non compressées ou non préchargées, un serveur trop lent (TTFB élevé), du JavaScript bloquant et l’absence de CDN. Améliorer le LCP améliore à la fois l’expérience utilisateur et le signal de classement. On peut le mesurer gratuitement via Google PageSpeed Insights ou Search Console.

Exemple. Sur une page de destination dont l’image hero fait 3 Mo, convertir l’image en WebP et la pré-charger via <link rel="preload"> peut faire passer le LCP de 5,2 s à 1,8 s.

Voir aussi : Core Web Vitals, On-page SEO


Longue traîne

Mots-clés composés de plusieurs termes, moins recherchés individuellement mais très nombreux au total et plus proches de l’intention d’achat.

La longue traîne (long tail en anglais) désigne l’ensemble des requêtes spécifiques qui représentent collectivement la majorité du volume de recherche. « SEO » est une tête de requête très concurrentielle — « agence SEO Casablanca pour PME e-commerce » est une longue traîne accessible même pour un jeune site. Les visiteurs issus de longues traînes convertissent généralement mieux parce que leur intention est précise. Une stratégie équilibrée combine quelques têtes de requête ambitieuses et de nombreuses longues traînes réalistes.

Exemple. Un hôtel à Essaouira a plus de chances de figurer en premier sur « hôtel boutique Essaouira vue mer chambre double » que sur « hôtel Maroc », et les visiteurs de cette requête sont déjà bien avancés dans leur décision.

Voir aussi : Intent, SERP


Maillage interne

Réseau de liens hypertextes qui relient les pages d’un même site entre elles.

Le maillage interne remplit deux fonctions : guider les visiteurs vers du contenu complémentaire et distribuer la « puissance » de classement entre les pages. Une page très bien classée et pourvue de nombreux backlinks peut « transmettre » une partie de son autorité à des pages plus faibles via des liens internes. Un bon maillage respecte une logique thématique — les pages d’un même sujet se lient entre elles — et utilise des ancres descriptives plutôt que génériques. Il évite aussi les pages orphelines sans aucun lien interne.

Exemple. Un guide complet sur « le référencement local » peut renvoyer vers les pages de service villes (SEO Casablanca, SEO Rabat) et vers un article sur Google Business Profile, renforçant la cohérence du silo thématique.

Voir aussi : Ancre, Page pillar, Cannibalisation


Meta title

Titre HTML d’une page web, affiché dans l’onglet du navigateur et comme lien principal dans les résultats Google.

Le meta title est l’un des signaux on-page les plus puissants. Il doit contenir le mot-clé principal de la page, idéalement au début, et rester entre 50 et 60 caractères pour s’afficher en entier dans les SERP. Google peut réécrire le title s’il juge qu’il ne représente pas fidèlement le contenu de la page. La différence entre un bon et un mauvais title se mesure directement dans le CTR : un titre qui répond à l’intention de l’internaute et crée de la curiosité génère plus de clics.

Exemple. « Audit SEO — Abdellah Rhillane » est honnête mais vague. « Audit SEO technique et éditorial Maroc — rapport sous 5 jours » indique l’offre, la géographie et la promesse concrète.

Voir aussi : Title tag, CTR, Meta description


Meta description

Résumé court affiché sous le titre dans les résultats Google, qui n’influence pas directement le classement mais agit sur le taux de clics.

La meta description est une invitation à cliquer, pas un signal de classement direct. Elle doit tenir en 130 à 155 caractères, reformuler la promesse de la page de façon concrète et inclure un appel à l’action implicite ou explicite. Google peut choisir d’afficher un extrait différent de la page s’il estime que la meta description n’est pas assez pertinente pour la requête tapée. Une description bien écrite améliore le CTR et, indirectement, peut améliorer le classement si Google interprète ce fort engagement comme un signal positif.

Exemple. « Bienvenue sur notre site » est inutile. « Rapport d’audit SEO complet en 5 jours. Priorités actionnables, dashboard de suivi inclus. Contactez-moi pour un échange sans engagement. » donne envie de cliquer.

Voir aussi : Meta title, CTR, SERP


NAP

Acronyme anglais pour Name, Address, Phone — les coordonnées d’un établissement, dont la cohérence sur le web est un signal de confiance pour le SEO local.

Le NAP doit être identique sur chaque plateforme où votre entreprise est répertoriée : site web, Google Business Profile, annuaires (Pages Jaunes, Yelp, Tripadvisor, etc.), réseaux sociaux. La moindre variation — numéro de téléphone abrégé ici, adresse légèrement différente là — crée de l’incohérence que les algorithmes locaux interprètent comme un manque de fiabilité. Auditer et corriger ses citations NAP est l’une des premières actions d’un chantier SEO local.

Exemple. Une agence immobilière dont le numéro de téléphone commence par 05 sur son site et par +212 5 sur Google Business Profile présente techniquement une incohérence NAP que les outils comme BrightLocal ou Whitespark détectent.

Voir aussi : Google Business Profile, Entity SEO


On-page SEO

Ensemble des optimisations réalisées directement dans le code et le contenu d’une page pour améliorer son classement.

Le SEO on-page couvre le title tag, la meta description, la structure des titres (H1, H2, H3), la qualité et la longueur du contenu, les images (taille, format, attribut alt), les liens internes, la vitesse de chargement et l’expérience mobile. C’est le périmètre que l’on contrôle entièrement sans dépendre d’acteurs extérieurs. Un bon on-page pose les fondations — sans lui, les backlinks et l’autorité du domaine ne peuvent pas produire leur plein effet.

Exemple. Une page de service sans H1 clair, sans meta title optimisé et dont le texte compte 80 mots ne positionnera pas, même si le domaine a un DR de 50.

Voir aussi : Meta title, Core Web Vitals, Maillage interne


Page pillar

Page de référence thématique qui couvre un sujet large de façon exhaustive et centralise les liens vers des contenus satellites plus spécifiques.

Une page pillar (aussi appelée « hub de contenu ») traite un sujet en profondeur et renvoie vers plusieurs articles ou pages secondaires qui détaillent chaque sous-thème. Les contenus satellites, à leur tour, font remonter vers la page pillar. Cette architecture en cluster renforce la crédibilité thématique du site aux yeux de Google et améliore le maillage interne. Elle est adaptée aux sites qui veulent dominer un secteur précis sur plusieurs mots-clés connexes.

Exemple. Une page pillar « référencement naturel au Maroc » peut renvoyer vers des articles sur le SEO local, le SEO e-commerce, l’audit technique, les backlinks — chacun traité en profondeur sur une page dédiée.

Voir aussi : Maillage interne, Cannibalisation, Intent


Position

Rang d’une page dans les résultats Google pour une requête donnée, de la position 1 (premier résultat organique) à la position 100 et au-delà.

La position est l’une des métriques les plus suivies en SEO, mais elle doit être lue avec nuance. Elle varie selon le pays, la langue, le device, l’historique de navigation et l’heure de la journée. Un site peut être en position 1 sur une requête à faible volume et invisible sur une requête stratégique. Dans Google Search Console, la position moyenne est une médiane des positions observées sur la période — une page en position 1,4 est très souvent première, mais pas toujours. Le CTR associé à chaque position est plus parlant que le chiffre seul.

Exemple. Passer de la position 11 à la position 9 est souvent invisible en termes de trafic (les deux sont sur la deuxième page). Passer de 11 à 8 peut doubler les clics si cela correspond au passage en première page.

Voir aussi : CTR, SERP, Trafic organique


Redirection 301

Directive serveur qui redirige définitivement une URL vers une autre et transfère l’essentiel de son autorité SEO.

La redirection 301 est l’outil principal lors d’une refonte, d’un changement d’URL ou d’une consolidation de contenu. Elle dit à Google : « cette page a changé d’adresse de façon permanente, reportez toute sa valeur sur la nouvelle URL. » À l’opposé, la redirection 302 (temporaire) ne transfère pas l’autorité. Il est conseillé d’établir un mapping précis de toutes les anciennes URL vers leurs nouvelles correspondantes thématiques — une redirection vers une page sans rapport dilue l’autorité plutôt que de la transmettre.

Exemple. Un site qui passe de /articles/seo-local à /blog/referencement-local doit implémenter une 301 pointant la première URL vers la seconde pour ne pas perdre l’autorité accumulée.

Voir aussi : Robots.txt, Cannibalisation, Indexation


Robots.txt

Fichier texte placé à la racine d’un site qui indique aux robots des moteurs de recherche quelles parties du site ils peuvent ou ne peuvent pas explorer.

Le fichier robots.txt (votresite.com/robots.txt) est la première chose que Googlebot consulte en arrivant sur un site. Une directive Disallow bloque l’exploration d’un répertoire ou d’une page — utile pour les pages d’administration, les espaces membres ou les URL de filtres e-commerce générateurs de contenu dupliqué. Attention : bloquer une page dans robots.txt n’empêche pas Google de l’indexer si d’autres sites y pointent. Pour supprimer une page de l’index, il faut utiliser la balise noindex.

Exemple. Ajouter Disallow: /wp-admin/ protège l’interface d’administration WordPress du crawl, sans impacter l’indexation des pages publiques.

Voir aussi : Googlebot, Indexation, Sitemap XML


Schema.org

Vocabulaire standardisé de balisage sémantique qui permet d’annoter le contenu d’une page pour aider Google à comprendre sa nature et son contexte.

Les balises Schema.org s’implémentent en JSON-LD (format recommandé par Google) dans le code d’une page. Elles couvrent des dizaines de types de contenu : article, FAQ, produit, événement, recette, organisation, avis, etc. Un balisage correct peut générer des « rich results » — résultats enrichis qui affichent étoiles, prix, dates ou questions-réponses directement dans les SERP, augmentant la visibilité et le CTR. Ce n’est pas un facteur de classement direct, mais l’impact sur le clic est significatif.

Exemple. Une page de FAQ avec le balisage FAQPage peut afficher jusqu’à trois questions-réponses dépliables dans Google, prenant deux à trois fois plus de place qu’un résultat standard.

Voir aussi : SERP, Featured snippet, Entity SEO


SERP

Search Engine Results Page — la page que Google affiche en réponse à une requête, avec les liens organiques, les publicités et les formats enrichis.

La SERP n’est plus une simple liste de dix liens bleus. Elle peut inclure un pack local (cartes et fiches Google Business), des featured snippets, des « People Also Ask » (questions associées), des résultats vidéo, des résultats Shopping, des AI Overviews et des Knowledge Panels. Analyser la SERP d’un mot-clé avant de créer du contenu est essentiel : elle révèle l’intention dominante, les formats attendus et les acteurs en place. Optimiser pour une SERP, ce n’est pas juste « monter dans les résultats » mais comprendre ce que Google veut y mettre.

Exemple. Sur « meilleure agence SEO », la SERP est dominée par des comparatifs et des avis — créer une page de vente directe sans logique comparative sera peu efficace.

Voir aussi : Featured snippet, Position, CTR


Sitemap XML

Fichier XML qui liste toutes les URL importantes d’un site pour faciliter leur découverte et leur exploration par Googlebot.

Le sitemap XML se soumet dans Google Search Console via l’outil « Sitemaps » — Google l’utilise comme guide de crawl, surtout sur les sites récents ou à fort volume de pages. Il ne garantit pas l’indexation de toutes les URL listées, mais accélère la découverte des nouvelles pages. Un sitemap propre ne liste que les pages canoniques, indexables (sans balise noindex) et qui retournent un code HTTP 200. Les erreurs 404 et les redirections dans un sitemap sont des signaux de mauvaise hygiène technique.

Exemple. Après l’ajout de 30 nouvelles pages de villes sur un site d’agence, soumettre le sitemap mis à jour dans Search Console fait découvrir ces pages à Google en quelques heures plutôt que plusieurs semaines.

Voir aussi : Googlebot, Indexation, Robots.txt


Title tag

Balise HTML <title> placée dans le <head> d’une page, qui définit son titre pour les navigateurs et les moteurs de recherche.

Le title tag et le meta title désignent la même balise — les deux termes sont utilisés indifféremment. C’est l’un des signaux on-page les plus directs pour indiquer à Google le sujet d’une page. Il doit être unique sur chaque page du site, refléter fidèlement son contenu et inclure le mot-clé principal. Google peut décider de le réécrire dans les SERP s’il juge la version originale trompeuse ou insuffisamment représentative — un phénomène plus fréquent depuis 2021.

Exemple. Si votre titre est « Accueil — Mon entreprise » sur votre homepage, Google a peu d’information pour comprendre ce que vous faites et dans quelle zone géographique.

Voir aussi : Meta title, On-page SEO, CTR


Trafic organique

Visites générées par les clics sur les résultats naturels (non payants) des moteurs de recherche.

Le trafic organique s’oppose au trafic payant (Google Ads), au trafic direct (internautes qui tapent l’URL), aux réseaux sociaux et aux emails. C’est le principal objectif du SEO : attirer des visiteurs qualifiés sans payer au clic. L’avantage du trafic organique est sa durabilité — une page bien positionnée continue de générer des visites des mois ou des années après sa publication, contrairement à une campagne publicitaire qui s’arrête dès que le budget est épuisé. Ses inconvénients sont le temps nécessaire pour obtenir des résultats et sa sensibilité aux mises à jour d’algorithme.

Exemple. Un article sur « comment optimiser sa fiche Google Business Profile » publié en janvier peut continuer de générer 200 à 300 visites par mois pendant trois ans si le sujet reste stable.

Voir aussi : Position, CTR, SERP


URL canonique

Version de référence d’une URL, déclarée via la balise canonique, que Google doit traiter comme la seule version officielle de la page.

L’URL canonique et la balise canonique sont deux facettes du même mécanisme. Quand plusieurs URL affichent un contenu identique ou très proche, l’URL canonique est celle que l’on désigne comme « principale ». Google y concentre l’autorité et l’indexation. Sur un site WordPress, l’URL canonique est généralement générée automatiquement par un plugin SEO (Rank Math, Yoast) — mais il faut vérifier qu’elle pointe bien vers la bonne version, surtout après une migration ou une refonte.

Exemple. Un blog accessible en http:// et https:// sans redirection forcée doit définir la version HTTPS comme canonique sur toutes ses pages pour éviter que Google indexe les deux versions simultanément.

Voir aussi : Balise canonique, Redirection 301, Indexation


Webmaster Guidelines

Document officiel de Google qui détaille les pratiques acceptables et celles qui exposent à des pénalités dans les résultats de recherche.

Les Webmaster Guidelines (rebaptisées Google Search Essentials) sont la charte officielle du SEO selon Google. Elles distinguent ce qui est acceptable (contenu utile, liens naturels, bonne expérience utilisateur) de ce qui est interdit (achat de liens, contenu trompeur, cloaking, contenu généré automatiquement de mauvaise qualité). Lire et respecter ces guidelines est la base d’une stratégie SEO durable. En cas de violation détectée, Google peut appliquer une pénalité manuelle ou algorithmique — visible dans Search Console sous « Actions manuelles ».

Exemple. Un site qui publie des centaines de pages générées automatiquement par IA sans relecture ni valeur ajoutée risque une pénalité Helpful Content, alignée sur les guidelines relatives à la qualité du contenu.

Voir aussi : Algorithme Google, Black hat SEO, E-E-A-T


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Abdellah Rhillane — consultant SEO indépendant, Maroc